Retour du Persalblog en ligne (Fev 2022)

Bonjour internet,

Cela fait un moment que ce blog avait disparu, mais j’ai décidé hier soir qu’il était temps de le réhabiliter. Aujourd’hui, il est reviendu !

Pourquoi l’était parti

En effet, en Décembre 2020, le Persalblog était temporairement mis hors ligne, suite au besoin d’hébergement d’urgence d’un petit site internet pour la « Nuit de l’Info 2020 ». Le site humoristique produit pour l’occasion, intitulé « Ghosts of IBGBI » d’après le nom de notre équipe, est resté ensuite en lieu et place du blog pendant plus d’un an. Je viens de le redéplacer à l’adresse https://ndi.becquey.info pour archivage.

Il faut dire que pendant toute cette année 2021, rien ne donnait réellement envie de ressortir le Persalblog.

  • L’intégralité de la planète n’avait que la crise Covid comme sujet à la bouche, sujet pour lequel j’ai toujours eu extrêmement peu d’intérêt,
  • Le blog était (et est encore aujourd’hui) plutôt pauvre, avec une paire d’articles polémiques causant potentiellement plus de problèmes que de bénéfices,
  • J’ai passé au printemps 2021 quatre mois isolés en montagne pour la rédaction de ma thèse, j’étais donc loin de mon serveur web physique, et j’avais autre chose à penser.

Pourquoi l’est reviendu

Le monde a bien changé maintenant. La thèse est derrière moi, et j’ai besoin comme beaucoup de jeunes chercheurs, d’un site vitrine, notamment avec une page CV et une page Contact.

J’ai de nouveau le temps de porter intérêt à des questions de philosophie des sciences, d’épistémologie, d’éthique des sciences et des techniques, et avec ce temps l’envie me revient de partager mes avis. Vous profiterez donc sous peu je l’espère de quelques résumés de lecture.

Concrètement, j’ai aussi besoin d’arrêter de lâcher des pavés de réaction à chaud sur Facebook lorsqu’une actu ou une oeuvre me fais turbiner la cervelle. Je ne dois plus céder à ce que Zuckerberg veut que je fasse : lâcher de l’émotion devant tout le monde. Les réseaux (a)sociaux sont pervers et je le sais très bien. Le format blog, un peu plus réfléchi et n’attirant l’attention que de ceux venus volontairement pour me lire, convient mieux. Persalblog reprend donc du service.

« Don’t Look Up » sur Netflix – Critique à chaud

« Don’t look up » : Je suis fortement déçu, un concentré de tout ce qui peut être nul dans un film. A éviter !


Il n’a rien ni d’un film à suspense, ni d’une critique de la situation de déni climatique mondiale, ni d’une réflexion géopolitique, ni d’une réflexion sur les limites de la démocratie en situation de crise, ni même sur la méthode scientifique et les fake news.

Quelque soit le sujet où l’on pouvait l’attendre, aucun n’est traité correctement.

[spoilers dans la suite]

Le film peut éventuellement vous paraitre amusant si vous trouvez ça rigolo de caricaturer la classe populaire américaine comme électeurs-de-Trump-complotistes-et-débiles et sa dépendance aveugle à la télé et aux GAFAM, dont la présidente tournée en ridicule tout le film finit nue bouffée par un alien, m’enfin c’est vraiment niveau zéro comme réflexion.

De nombreuses choses ne collent pas avec ce qui se passerait en vrai dans une situation apocalyptique, ce qui fait que le film ne peut pas être une « critique de la situation actuelle de déni climatique » : Non, la fin du monde ne sera pas prophétisée par un unique Didier Raoult, seul chercheur à avoir vu les preuves. Non, les centaines de pays n’abandonneront pas la gestion du problème aux USA parce que finalement c’est les seuls civilisés sur cette planète. Non, un président des USA ne sera pas à ce point à la botte d’un GAFAM (que des lobbies existent je veux bien, mais d’ici à privatiser à un seul acteur privé la gestion d’un problème de météorite fonçant sur la Terre sans droit de regard de l’extérieur… c’est tellement gros que même dans le monde réel ça n’arriverait jamais).

Spoiler de la fin : le film semble vouloir conclure sur un « tout est bien qui finit bien » parce qu’on prie en famille et on dine ensemble en paix avant de tous mourir ! Super. Au pire, un film qui défend l’idée que la mort viendra de toutes façons et qu’il faut vivre sereinement en attendant, pourquoi pas, ce serait bien original de faire autant d’audience avec ce thème en période de Covid. Mais en fait non, ça ne peut pas coller, puisque le reste du film est une critique moqueuse assumée des covid-sceptiques (au moins autant que des climato-sceptiques). On dirait qu’ils avaient envie de tourner en dérision la droite sceptique américaine… mais en finissant sur une prière en famille pour paraitre gentil ? Wtf !

Et puis y’en à marre de Di-Caprio qui film après film (Gatsby le Magnifique, le Loup de Wall-Street, Le Revenant) enchaine les rôles supposés flatter l’attractivité de sa personne (cette fois c’est « l’astronome sexy », voyez vous), dans une tentative à peine dissimulée de générer l’apparition de groupies (si possible sexuellement disponibles) à la sortie du film. Mec, si tu veux une belle personnalité, essaie de jouer un rôle humble avec de la grandeur d’âme un jour, non ?

Je reproche donc :
– un manque de réflexion (on se moque de ce qui ne marche pas, mais on ne montre pas d’idée qui pourrait marcher)
– une inconsistance dans ce que le film propose comme « la bonne solution », on n’arrive pas à savoir si ça finit bien ou mal en somme,
– un acteur célèbre qui s’enfonce toujours plus profond dans la médiocrité.

Bref, F-tier.

2022, le programme prévisionnel

Bonne année à chacun ! Jouons à faire quelques prédictions sur l’agenda 2022, dans la joie (et les larmes) !

JANVIER

1 Jan: Des niveaux records de contamination covid mènent à des confinements dans la plupart des pays.
3 Jan : Le Liban a un nouveau gouvernement, apportant de l’espoir au peuple !
15 Jan : Transformation du passe sanitaire en passe vaccinal.
17 Jan : L’OTAN refuse de retirer ses militaires d’Europe de l’est, Poutine s’énerve et la Russie envahit l’Ukraine.
26 Jan : Inversion du flux migratoire net en France, dû à la fuite des antivax au Québec.

FEVRIER

4 Fév : Le gouvernement Libanais meurt du covid.
5 Fév : le Liban a un nouveau gouvernement, apportant de l’espoir au peuple !
12 Fév : Elisabeth II meurt du covid.
20 Fév : Les débats sur l’entrée de la Turquie dans l’union Européenne se cloturent sur un NON. Erdogan se pose la question de rejoindre plutôt la Russie, du coup…
23 Fév : Fin du flux migratoire au Québec quand on se rend compte que les mesures sanitaires sont bien pires là-bas.

MARS

6 Mars : Le gouvernement Libanais meurt de vieillesse.
7 Mars : Le Liban a un nouveau gouvernement, apportant de l’espoir au peuple !

AVRIL

9 Avril : Lukashenko meurt du covid, laissant la Biélorussie dans l’anarchie. Fin de la crise migratoire en Europe de l’Est.
12 Avril : La Russie prend « amicalement » le contrôle de la Biélorussie, pour « aider ».
12 Avril : Le candidat faisant face à Macron pour le second tour de l’élection française meurt soudainement du « covid » (selon BFMTV), malgré une absence de symptômes jusqu’à la veille.
24 Avril : Macron est ré-élu en tant que président français, et président du conseil de l’Europe.
28 Avril : Apparition du variant « Eszett », le variant bavarois. Re-confinement en prévision de la 6e vague.

MAI

7 Mai : Le gouvernement Libanais se convertit de l’Islam au christianisme et vice-versa, et démissionne. Leurs mamans commencent à gouverner le pays, une décision saluée par les féministes d’Evergreen, mais pas par ceux du Hezbollah.
10 Mai : Début du débat sur l’entrée de la Russie dans l’union Européenne. A 6 heures, Poutine casse les pipelines de gaz vers l’Europe à grands coups de pied, et partage la vidéo sur ses réseaux sociaux.
12 Mai : Fin des débats sur l’entrée de la Russie dans l’union Européenne. Début des débats sur l’annexion de l’union Européenne au sein de la Russie.
17 Mai : Par hasard, un virus du covid, errant sans but dans le corps d’un fraichement vacciné, rétro-transcrit l’ARNm du vaccin et l’intègre à son génome. C’est la naissance du variant V, transportant à la fois le vaccin et la maladie. Les antivax paniquent.
18 Mai : Pfizer réagit immédiatement et hurle au non-respect de sa propriété intellectuelle !

JUIN

5 Juin : Les travaux de rénovation de Notre-Dame finissent, juste à temps pour le sacre de Macron comme Empereur des Européens. L’Union Européenne est renommée en « Troisième Empire » (les Allemands râlent que normalement, on en est à 4, mais personne ne les écoute plus). Fin des débats sur l’annexion de l’UE à la Russie.
21 Juin : Kim Jong Un meurt du covid, mais personne n’est au courant, sauf quelques agents du renseignement Chinois.
25 Juin : la Chine envoie un missile nucléaire sur Washington, et accuse la Corée du Nord. Elle en profite ensuite pour envahir la Corée du Nord, en « représailles et solidarité avec le partenaire américain ». Le missile est heureusement intercepté au milieu du Pacifique. Les Etats-Unis se joignent à l’invasion de la Corée du Nord.
28 Juin : La Corée du Nord capitule. Le pays est partagé en Corée du Nord-Ouest, sous influence chinoise, et Corée du Nord-Est, sous influence américaine.

JUILLET

1er Juil : La Chine profite du fait que les Américains sont occupés en Corée pour lancer un assaut militaire sur Taiwan, qui capitule sans résistance. Biden a l’impression de s’être fait avoir et est très en colère.
3 Juil : L’été s’annonce caniculaire avec des températures record.
4 Juil : DeepMind annonce son intelligence artificielle AlphaFold 3, capable de prédire la structure 3D des ARN, entrainé avec le jeu de données de Louis Becquey. Mon article devient cité plusieurs centaines de fois.
6 Juil : Les températures de 25 degrés au-delà du cercle arctique permettent aux canadiens et américains de développer le tourisme en station balnéaire polaire, devenu très tendance !
18 Juil : De nouveaux quotas migratoires sont mis en place : pour chaque antivax exporté, l’Europe accueille un réfugié Syrien ou Afghan. Deux s’ils acceptent de changer leur prénom pour « Marie-Charlotte » ou « Benoit-Joseph ».

AOUT

2 Aout : AlphaFold 3 est prêt. Les résultats montrent que concevoir un nouveau vaccin à ARN sera faisable en quelques semaines de calcul par l’intelligence artificielle.
6 Aout : GooglePiq (nouvelle filiale du groupe) sort une gamme de vaccins spécialisés contre chaque variant covid, avec un budget dix fois plus faible que ceux de Pfizer ou Janssen.
18 Aout : Bill Gates finance de sa poche une campagne mondiale de vaccination

SEPTEMBRE

3 Sept : La rentrée des classes ne se fera pas en présentiel mais en réalité virtuelle, dans le Metaverse de Facebook. L’empire européen offre un casque de réalité virtuelle à chaque collégien (financé par le plan de relance covid).
12 Sept : La tempête « Pogba » ravage les Caraïbes et la Floride.
22 Sept : SpaceX fait baisser le prix de l’internet par StarLink en Europe. Il devient enfin possible de capter la 4G décemment dans le centre-ville de Lyon.
28 Sept : Apple sort l’iPhone 14 Super Max Pro Plus Deouf au prix de 1699€ (chargeur et écouteurs vendus séparément), avec le même appareil photo que l’iPhone 3GS, parce que « sérieusement la course à l’innovation c’est pas écologique #sobriete#lowtech »

OCTOBRE

4 Oct : Macron envahit le Liban, parce que « si Poutine, Biden et Xi Jinping le font, je vois pas pourquoi »
10 Oct : La colère face à la gestion de la crise sanitaire déclenche un putsch indépendantiste au Québec, qui fait sécession. La Colombie Britannique en profite et décide de se rattacher comme nouvel état des USA, parce qu’ « après tout, pourquoi pas ».
12 Oct : Poutine profite de la pagaille et positionne des vaisseaux militaires au nord du Canada en passant par l’arctique. Trudeau démissionne.

NOVEMBRE

18 Nov : dernier cas de covid dans les pays riches.
19 Nov : le vaccin anti-covid français de Sanofi est enfin prêt !

DECEMBRE

10 Déc : Macron préside la COP 27 à Beyrouth, pour présenter son plan « Liban 100% renouvelable », sous les yeux écarquillés du roi d’Arabie
20 Déc : dernier cas de Covid sur la planète. Mort de Bill Gates, après ces derniers mots : « Maintenant Seigneur, tu peux me laisser m’en aller dans la paix, maintenant tu peux me laisser reposer » (Lc 2, 29-32).
30 Déc : Les experts constatent une croissance économique essentiellement due à l’économie de guerre, avec +10% de PIB en moyenne selon les pays. Jancovici démissionne. Sandrine Rousseau aussi (mais tout le monde s’en fout).
31 Déc : Dans un coin perdu de Russie, la fonte du pergélisol réveille un nouveau virus millénaire qui décide d’infecter un pangolin des steppes.

Bonne année à chacun, c’est peut-être la dernière !

Appliquons les principes du logiciel libre à l’ADN !

De plus en plus de développeurs informatiques et d’entreprises reconnaissent les qualités de l’open-source, et plus généralement du logiciel libre, et se mettent à partager leurs codes. L’exemple le plus flagrant étant bien sur Microsoft qui se met à ouvrir des logiciels qui ont été fermés pendant des années.

En parallèle, les services de séquençage individuels du génome se répandent. La hype gagne lentement la population, tandis que de nombreux articles méfiants mettent en garde contre les dérives potentielles des usages que les clients comme les entreprises de séquençage pourraient avoir de ces données génétiques.

L’ADN est donc surtout vu comme une donnée (privée) à haute valeur ajoutée. Ici, nous allons ré-insister sur le fait que l’ADN est à la fois donnée et programme.

Les séquences biologiques sont des programmes

Code source. En effet, on peut considérer la séquence d’ADN comme le code source d’un être vivant: elle en définit le fonctionnement, un grand nombre de particularités physiques et mentales, ainsi que de différences avec les autres individus. Elle est, avec l’environnement de l’individu (on dira le background culturel, l’éducation, et le passé pour un être humain), ce qui vous définit vous par rapport à votre voisin.

Performances. Et tout comme un programme, l’ADN peut être efficace, ou bugué. Une mutation dans la séquence au mauvais endroit et hop, c’est la maladie génétique: votre métabolisme devient moins efficace, vos membres disproportionnés, ou vos cheveux bizarres (je vous vois, les roux qui me lisent). Dans d’autres cas, plusieurs versions différentes peuvent très bien donner le même résultat à la fin.

Évolution. Tout comme un programme aussi, la séquence d’ADN s’améliore de façon incrémentale, guidée par la mutation, la recombinaison, la dérive génétique et la sélection. Le développeur informatique en train de coder, lui aussi, essaie des choses jusqu’à ce que ça marche. Parfois il avance, parfois il casse tout son algorithme avec sa modification et doit revenir en arrière. Finalement, c’est une sélection (non pas naturelle, mais artificielle, certes) qui lui fait conserver uniquement le programme qui fonctionne.

Rappels de terminologie sur les logiciels libres

L’open-source et le logiciel libre sont deux choses différentes. On qualifie un logiciel, programme, ou code source de libre si les utilisateurs ont la possibilité, légalement, techniquement, et gratuitement:

  • d’utiliser le programme,
  • d’étudier le fonctionnement du programme,
  • de modifier le programme pour l’adapter à son besoin ou l’améliorer,
  • de reproduire et partager le programme avec d’autres, avec ou sans modification, y compris commercialement.

Ainsi, le fait de partager le code source d’un logiciel concerne surtout les deuxième et troisième points. Le « libre » garantit plus de droits que l’open-source, comme la liberté d’utilisation et de partage. Il existe donc des licences open-source mais non libres, comme certaines licences de libre diffusion (LLD) qui retirent le troisième et/ou dernier point (pas le droit de modifier, ou pas le droit d’en faire une utilisation commerciale).

Certaines licences, dites copyleft, exigent la redistribution du programme sous la même licence. Cela peut s’appliquer à des licences libres comme non-libres.

Les séquences biologiques sont des programmes, libres

Détail intéressant, la séquence biologique est jusqu’ici considérée (dans l’opinion publique et dans les la plupart des législations) comme conçue par la nature et donc non brevetable en tant que tel. Par exemple l’European Patent Office nous dit, je cite:

Une simple séquence d’ADN sans indication d’une fonction ne saurait constituer une invention brevetable (directive de l’UE 98/44/CE, considérant 23)

Directives relatives à l’examen pratiqué, Partie G: Brevetabilité, European Patent Office

Vous ne pouvez donc pas breveter un gène, mais vous pouvez breveter votre application d’un gène pour résoudre un problème industriel. Par exemple, on peut breveter le fait de prendre le gène d’une espèce de pomme A pour le mettre dans une espèce de pomme B, si l’OGM ainsi formé s’oxyde moins à l’air, et se vend mieux.

Ainsi, on ne peut pas protéger une séquence d’ADN fraîchement séquencée par un brevet pour empêcher quelqu’un de l’utiliser avant de lui avoir trouvé une utilité. Et même si vous lui trouviez une utilité, quelqu’un pourrait l’utiliser pour autre chose que votre utilité brevetée sans problème.

Les séquences biologiques connues dans des bases de données publiques sont donc des programmes libres : il est en effet autorisé à tous de produire, synthétiser, étudier, utiliser ces séquences d’ADN ou de protéines, mais aussi de les vendre ou les redistribuer. Certains peuvent considérer que c’est le service et pas la séquence qui est vendue, mais la différence est faible: l’éditeur de logiciels vend-il le service de programmation ou l’exécutable final ? Le peintre vend-il son temps de travail ou le tableau ?

La loi et l’ADN humain

Malheureusement pour les entreprises de séquençage, la connaissance de la séquence d’une personne, directement après le séquençage, ne donne pas accès à une application brevetable et donc rentable.

Tout d’abord parce que des lois éthiques existent souvent dans les états pour empêcher la production d’humains modifiés. Mais dans un contexte de montée en puissance des courants transhumanistes et de remise en question systématique des principes éthiques par les courants progressistes, ces lois tendront, dans dix ou vingt ans, à disparaître. Elles sont déjà bafouées aujourd’hui par la Chine et les États-Unis qui ont passé le cap des embryons génétiquement modifiés. L’humanité essaiera forcément, avant éventuellement de se rendre compte que c’était une mauvaise idée. L’envie est évidemment trop forte.

Les séquences biologiques sont donc aussi des données précieuses

Naturellement, la seule façon de tirer un avantage commercial de quelque chose qui ne peut pas être protégé par le brevet est de le protéger par le secret.

L’ADN, en particulier l’ADN humain, puisqu’il est nécessairement libre si considéré en tant que programme, devient alors une donnée, stockée jalousement par les compagnies pharmaceutiques ou biotechnologiques dans l’attente qu’on lui trouve une application brevetable (par exemple qu’on développe une thérapie génique), dans l’attente aussi que les législations éthiques sur l’humain se relaxent bien sur, ou tout simplement en tant qu’objet d’étude scientifique.

L’eugénisme, c’est mal, m’voyez

Lorsque les humains se mettent à vouloir sélectionner les caractéristiques d’une population sur des bases génétiques, ont dit qu’ils font de l’eugénisme. En termes biologiques, ils appliquent une sélection artificielle supplémentaire à la sélection naturelle à leur propre espèce.

Il y a deux façons de faire . Première façon, empêcher les « non-aptes » de vivre: exécution des juifs, des noirs, des homosexuels (GODWIN),… mais aussi avortement ou euthanasie des trisomiques et autres handicaps génétiques, ou plus malicieusement, sélection lors de l’accès au soins de certaines populations, restriction des naissances dans certaines communautés, etc… Deuxième façon, choisir les gènes de ceux qui naissent, pour qu’ils fassent partie des « aptes ». Il s’agit ici des scénarios de conception rationalisée d’embryons.

Les deux façons posent des problèmes éthiques: le droit à la vie est remis en question par l’élimination des « non-aptes », et des problèmes d’égalité d’accès à la conception rationalisée se posent puisqu’en général le service serait payant, et seuls les plus riches pourraient se permettre de choisir les caractéristiques génétiques de leurs descendants.

Il s’installe donc des inégalités lorsque des entreprises possèdent les droits sur certaines séquences d’ADN jugées utiles, qui pourraient, par exemple, être utilisées pour faire de la conception rationnelle d’embryons. Le client, par analogie l’utilisateur, pourrait même se voir vendre l’enfant (le programme) sans récupérer aussi sa séquence d’ADN (le code source).

Lutter contre les inégalités avec le libre

Comment lutter contre ces inégalités ? En ré-appliquant aux données génétiques les principes du libre ! On fait ça depuis des années avec les programmes et ça fonctionne bien. Pourquoi ne pas essayer avec l’ADN ?

Par exemple, dans une approche « biologie de synthèse », la registry iGEM propose des « briques » génétiques pouvant être utilisées pour une tâche précise, et dont l’objectif est d’être combinées entre elles pour programmer soi-même des cellules à effectuer une tâche précise.

C’est un exemple, mais qui concerne les applications de biologie industrielle et biotechnologies. Il faudrait qu’une plateforme similaire voie le jour pour les génomes humains: une base de données publique des codes génétiques humains.

La meilleure façon de détruire l’avantage compétitif d’un code propriétaire, c’est de maintenir en vie des codes libres qui font la même chose. C’était vrai pour le logiciel, ce sera vrai pour l’ADN. La meilleure façon de détruire le caractère personnel et commercial de vos données génétiques, c’est de les publier publiquement et d’en autoriser l’utilisation, l’étude, la modification et le partage. C’est un avantage de moins pour les sociétés privées qui commercialiseraient ces données.

A lire aussi pour aller plus loin…

Sur la question plus spécifique du séquençage personnel de son ADN, une question fascinante pour les bioinformaticiens qui malgré les limites éthiques évidentes me démange depuis des années, je vous propose de lire / regarder :

23 raisons de ne pas dévoiler votre ADN… →
Veritasium – Your DNA is already in a database →

Comprendre Ryzen Master: guide d’overclocking des Ryzen 3000

La dernière génération de processeurs AMD, d’architecture Zen 2 (nom de code « Matisse ») peut être overclockée très facilement, en utilisant le logiciel qui vient avec, Ryzen Master. D’apparence complexe avec de nombreux paramètres à régler, nous allons essayer de comprendre ce qu’il propose. Cet article s’adresse à des novices/débutants mais curieux d’en apprendre sur les détails techniques.

Rappels des caractéristiques techniques de la gamme Ryzen 3000 pour socket AM4

ModèleNB coeurs (NB threads)fréquence max (boost single core)TDP
Ryzen 5 3500X6 (6)3.6 (4.1) GHz65 W
Ryzen 5 36006 (12)3.6 (4.2) GHz65 W
Ryzen 5 3600X6 (12)3.8 (4.4) GHz95 W
Ryzen 7 3700X8 (16)3.6 (4.4) GHz65 W
Ryzen 7 3800X8 (16)3.9 (4.5) GHz105 W
Ryzen 9 3900X12 (24)3.8 (4.6) GHz105 W
Ryzen 9 3950X16 (32)3.5 (4.7) GHz105 W
Les processeurs de bureau avec architecture Zen 2 pour socket AM4 (cartes mères B350/B450/B550 et X370/X470/X570). Les Threadripper ne sont pas inclus puisqu’ils utilisent d’autres modèles de carte mère (à socket sTRX4). Les modèles en « Ryzen 3XXXG » qui viennent avec une puce graphique intégrée ne sont pas des Zen 2, et les « Ryzen 3XXXU » et « Ryzen 3XXXH » pour laptop non plus, ce sont des Zen+.

Le nombre de coeurs physique indique combien de tâches le processeur peut exécuter en même temps. En pratique, grâce au SMT (Simultaneous Multi Threading), souvent appelé « Hyperthreading » chez les processeurs Intel, le processeur peut partager un core entre deux threads, ce qui multiplie par deux le nombre de threads pouvant être exécutés en même temps. On regardera donc surtout la seconde valeur.

La fréquence en GHz est le nombre de cycles par seconde que chaque coeur peut effectuer. Un certain nombre d’opérations élémentaires peuvent être effectuées par cycle, le nombre d’IPC (Instructions Per Cycle), par exemple, 4 opérations par cycle. C’est une valeur difficile à connaitre et à mesurer, spécifique de l’architecture. Prenons l’exemple du Ryzen 7 3700X, il peut réaliser 3.6 milliards d’opérations par seconde fois 16 threads fois disons 4 opérations = 230.4 milliards d’opérations par seconde, soit 230.4 Gflops. Un flop, ou floating-point operation, est une opération élémentaire sur un nombre à virgule. On mesure donc les puissances de calcul brutes en flops. Je le cite surtout à l’usage des bio-informaticiens qui me suivent, pour les gamers, cela n’est quasiment pas corrélé à une bonne expérience de jeu. En effet, il n’est pas dit que vos applications et jeux soient capables d’utiliser plusieurs threads en parallèle. Bien souvent malheureusement, un algorithme ne peut pas être parallélisé et s’effectue sur un seul coeur. La fréquence boost est la fréquence maximale que peut atteindre un coeur quand il tourne tout seul sans ses voisins. En pratique, il est rare d’atteindre effectivement la fréquence boost.

Le TDP (Thermal Design Power) est la quantité de chaleur que votre système de refroidissement doit être capable d’évacuer pour que la puce fonctionne correctement (1 Watt = 1 Joule par seconde). Globalement, ça donne une idée de la quantité de chaleur émise par la puce, et donc de sa consommation de courant. Un TDP plus élevé veut dire investir dans un système de refroidissement plus perfectionné, une facture électrique plus élevée, et souvent, plus de ventilateurs qui tournent et donc de bruit.

La finesse de gravure (en nm) est à relier au TDP : un processeur gravé plus finement demande moins de courant pour fonctionner et dissipe logiquement moins de chaleur par effet Joule. Tous les processeurs Zen2 sont gravés en 7 nm, soit la meilleure finesse de gravure en 2020. Cependant, graver plus finement c’est aussi avoir plus de place: AMD a donc augmenté le nombre de transistors entre les générations Zen+ et Zen2. Donc la corrélation entre finesse de gravure et TDP n’est pas très rigoureuse, il faut aussi prendre en compte la taille de la puce.

Les 8 coeurs de mon 3700X, organisés en groupes, les CCD et CCX (Core Complex Die et Core Complex), et leur fréquences en temps réel au moment de la capture (en MHz, à faible charge). Sur mon 3700X, je n’ai qu’un seul CCD contenant deux CCX de 4 coeurs. Les étoiles et points marquent les coeurs les plus rapides, pour des raisons d’architecture.

Les cadrans de RyzenMaster

Nous allons jeter un oeil à l’écran d’accueil du logiciel. et comprendre ce que ça affiche.

Des cadrans de monitoring permettent de surveiller la température, la vitesse et la consommation du processeur.

Qu’est-ce que donc que tout ceci ? A gauche, la température du Ryzen. Juste à coté, la cadence la plus rapide observée sur l’un des coeurs. Jusque là, facile. On va détailler un peu la suite:

Le Package Power Tracking (PPT) est la consommation de courant, en pourcentage de la limite autorisée, elle même en Watts. La limite est de 88W (processeurs à 65W de TDP) ou 142W (processeurs à 105W de TDP). Cette mesure prend en compte le socket du CPU plus le contrôleur de la mémoire RAM. Les valeurs respectives en Watts sont données dans les deux cadrants suivants, pour le CPU et pour le contrôleur « SoC ».

Le Thermal Design Current (TDC) est l’intensité de courant atteinte lorsque le processeur atteint sa limite de « thermal throttling » (c’est à dire la température où il est trop chaud pour continuer à fonctionner, qui est indiquée dans le cadran Température), c’est à dire 95°C pour cette génération de Ryzen. L’Electrical Design Current (EDC) est l’intensité maximale qu’il est possible d’envoyer dans le socket. Les pourcentages donnés devraient correspondre au cadran Consommation CPU, ce qui n’est pas le cas, j’ai donc probablement encore beaucoup à apprendre sur ce logiciel.

Les capacités d’overclocking automatique des Ryzen 3000

AMD se vante de ses technologies avec de jolis noms pompeux qu’on ne comprend pas à première lecture. Nous allons voir ce que font Precision Boost, XFR, Precision Overdrive, dans leurs versions 1 et 2.

Les différentes technologies surveillent des choses différentes (consommation, température, stabilité, activité des coeurs voisins….) et votent entre elles pour augmenter ou diminuer la fréquence autorisée.

Precision Boost (PB) propose d’augmenter ou diminuer la fréquence des coeurs d’un CCX si sa consommation électrique est en dessous de la limite autorisée. Note historique: La version 1 des premiers Ryzen regardait aussi l’activité des coeurs du CCX et proposait d’augmenter la fréquence des coeurs actifs si seuls 1 ou 2 coeurs étaient actifs, jusqu’à atteindre la fréquence boost. Ce n’est plus le cas avec le Precision Boost 2 (PB2) des Ryzen 2000 et 3000, qui regarde seulement la limite de consommation du CCX. Ainsi, la courbe des fréquences décroit progressivement et sans cassure entre la fréquence boost et la fréquence de base quand le nombre de threads augmente.

Xtended Frequency Range (XFR) est une technologie qui s’adapte à votre système de refroidissement. S’il est bien refroidi, chaque coeur va s’autoriser individuellement à pousser plus loin ses fréquences, jusqu’à 100 MHz de plus par coeur.
La version 1 des premiers Ryzen ne l’autorisait que pour certains coeurs en cas de faible utilisation, la version 2 n’utilise plus que la température comme limite.
XFR2 est donc un vrai argument pour bien refroidir votre Ryzen: il peut gagner en performance s’il n’est pas trop chaud.

Le Precision Boost Overdrive (PBO), maintenant. C’est la véritable feature d’overclocking automatique. Les Ryzen 3000 sont capables d’aller vérifier la capacité qu’a votre carte mère à fournir du courant au socket. Votre carte mère a en effet été concue pour accueillir tout processeur AM4, et est potentiellement capable de fournir plus de courant que la limite pour lequel votre processeur est conçu. PBO autorise à outrepasser la limite du processeur pour utiliser celle de la carte (celle des Voltage Regulator Modules (VRM) de la carte mère, en fait) et atteindre, potentiellement, des fréquences plus élevées en consommant plus.
Le PBO aide surtout pour augmenter la fréquence lorsque de nombreux threads sont actifs. Les gains sont donc dépendants de votre carte mère, les modèles X570 en profiteront plus, mais ne sont pas nécessaires. L’ancien PBO se contentait d’outrepasser la limite de consommation électrique, la nouvelle version du PBO des Ryzen 3000 autorise en plus de repousser la limite de fréquence du processeur si la VRM est capable de fournir le courant.

Pourquoi donc voudrait-on refuser la PMA, franchement ?

Octobre 2019, rebelote, la Manif pour Tous retourne dans la rue pour protester contre l’ouverture de la PMA aux couples de femmes.
Avec cette protestation, comme lors de la précédente en 2013, vient son lot de messages haineux et moqueurs en réaction, qui finissent d’enfermer les conservateurs dans un espèce de cliché de réacs qu’on n’a pas besoin d’écouter. Cela devrait faire se questionner les intéressés sur la pertinence de la démarche, tout le monde le dit : la manif montre certes qu’ils existent, mais ne permet pas de faire entendre leurs arguments. Le problème c’est que réfléchir, ça consomme du glucose, et le glucose, c’est pas gratuit, alors que taper un peu sur le patriarcat, c’est toujours sympatoche pour passer une bonne soirée entre amis.

Trêve de critique. Il y en aurait donc, des arguments ? Ah mais moi je pensais juste que des gens rétro avaient peur d’évoluer. Détrompe toi, il en existe. Essayons de clarifier sur quelles divergences d’idées se fonde l’acceptation comme une évidence d’une part, le refus comme une aberration d’autre part, de la PMA.

Sur la Procréation Médicalement Assistée en général

A la base de la divergence, rappelons la différence de paradigme gauche/droite sur la façon de gérer l’inégalité dans la vie.
A droite, on est plutôt : « La vie est injuste ? Je sais. Et alors ? Relève toi, et bats-toi si tu veux survivre. » On se place dans un contexte d’évolution Darwinienne, où, quelque soit ton point de départ, tu dois courir ou mourir. Et même si tu peux chercher à bien t’entourer, c’est avant tout sur tes propres forces que tu dois compter.
A gauche, on est plutôt : « La vie est injuste ? Dénonce-le, et le groupe viendra t’aider à combattre l’injustice. » On se place dans un contexte ou le groupe a une volonté propre de tendre vers l’égalité, et où l’aide vient des autres.

Appliquons cette différence de paradigme au problème du couple infertile. A droite, réponse évidente : « Vous n’êtes pas adaptés à porter du fruit par la procréation, c’est comme ça. Trouvez un autre moyen de le faire, adoption, engagement autre, etc… ». Alors oui petite parenthèse jargon: porter du fruit c’est une expression catho qui regroupe un savant mélange d’être utile à quelque chose, de s’accomplir personnellement et d’être reconnu par les autres et le groupe, plus une éventuelle dimension spirituelle.
A gauche, réponse tout aussi évidente : « Vous avez un handicap par rapport à la moyenne des couples ? Aucun problème, un médecin et des moyens matériels vont venir vous aider. » Après tout, pourquoi vivre dans une société riche si ce n’est pour mieux pallier aux handicaps des gens.

On en arrive donc à une première critique qu’un penseur de droite peut faire à cette réflexion de gauche : S’agit-il d’un handicap ? C’est une des problématiques fondamentales du transhumanisme, celle de trouver la limite entre l’humain réparé et l’humain augmenté.
Être contre la PMA, c’est donc déjà refuser de négliger cette question philosophique. Puis, de considérer que la PMA qui se présente comme un remède au handicap est un socle qui, une fois institutionnalisé, ouvre la porte à la procréation d’humains augmentés. Bien entendu, il ne s’agit que d’un risque, risque que les opposants à la PMA ne sont pas prêts à prendre pour résoudre seulement le problème de l’infertilité quand ils y voient d’autres solutions moins risquées (notamment l’adoption).

Sur son ouverture aux couples de femmes

Seconde parenthèse jargon: j’utilise le mot couple dans son sens appauvri commun, je sais que d’autres auraient préféré le terme paire de femmes, mais que voulez vous, la bataille sur les définitions a été perdue en 2015.

Mais enfin, qu’est-ce que ça peut faire que les deux membres du couple soient des femmes ? Cela rajoute une deuxième opposition des façons de penser entre droite conservatrice et gauche progressiste.
A droite, on considère que les gens agissent dans leur vie selon une stratégie. Les gens doivent réfléchir à ce qu’ils veulent faire et être, et choisir en fonction de ça les actions qui vont les rapprocher de leur but. On résume souvent ceci par l’expression « se donner les moyens ».
A gauche, on considère que les gens n’ont aucun (ou peu de) pouvoir de décision sur leur vie, parce qu’ils sont essentiellement produits par conditionnement social, systémique. Réfléchir à des stratégies est donc absurde. Ils vivent donc en opportunistes, saisissant les occasions qui se présentent de s’orienter vers ce qui leur plaît. La droite résume ça péjorativement par l’expression « se laisser aller« . L’avantage principal est que la charge mentale est bien moindre, mais évidemment, cela peut engendrer des comportements irrationnels, et peut aussi empêcher l’individu d’accéder à ses désirs profonds s’il considère qu’ils sont de toutes façons hors de portée.

Donc il y a une deuxième incohérence pour la droite quand elle entend une lesbienne parler de désir d’enfant : il y a incohérence stratégique ! Si tu veux un enfant, ne deviens pas lesbienne. Apprends à classer tes désirs entre l’enfant et ta partenaire, et agis en conséquence. Pour la gauche, il n’y a pas de problème, c’est seulement le cadre légal qui reste encore une barrière, qu’il n’y a plus qu’à faire sauter.
Être contre la PMA, c’est donc aussi être contre un modèle où les gens vivent sans réfléchir à l’avance à leurs désirs et aux actes qui vont avec.

A cela s’ajoutent souvent des arguments sur le développement de l’enfant, qui aurait besoin d’un modèle des deux genres. C’est d’ailleurs les seuls que la Manif pour tous arrive à correctement communiquer. Moi, je resterai prudent dessus aujourd’hui, parce que je n’ai pas fait d’études sur le développement des enfants.
De toutes façons, cet argument repose aussi sur le fait qu’une femme ne peut pas avoir un genre d’homme et être en pleine possession de ses capacités, prémisse que les progressistes refuseront en bloc parce qu’elle est insultante. Ce n’est donc pas le débat d’aujourd’hui.

Alors la PMA, c’est bien, ou c’est mal ?

Par cet article j’essayais de vous montrer que les deux argumentaires ont comme prémisse les deux modèles classiques droite VS gauche, c’est donc un choix complètement subjectif.
Il n’y a aucun argument qui repose sur des données mesurables expérimentalement.
Donc globalement on peut en discuter longtemps, personne n’aura raison ou tort. Relativiste ? Cette fois, oui, je suis désolé, il n’y a pas d’autre choix.
Seule une étude non biaisée sur le développement de l’enfant pourrait fournir un argument solide en faveur de la PMA pour toutes ou de son interdiction, et on sait tous qu’étant donné les pressions idéologiques, la valeur d’une étude même rigoureuse sur le papier reste très faible.

Bash shell trick : play a sound when your computations fail or succeed

Several times, i launched heavy computations from a bash terminal, and then worked on something else waiting for them to finish. And then 3 hours later, discover that they failed at the first minute.

Sometimes it’s the opposite : i wait for them to finish, but… they already finished.

Solution : Make bash play a sound when a heavy command succeeds or fails !


1) Play a sound from the terminal

We will use the program aplay.

$ aplay -q ~/Public/my_sound.wav

So, i downloaded some free scores in wav format and edited them to cut and extract just a piece of Haendel’s Hallelujah (for successful jobs) and Chopin’s Funeral March (for failed jobs).

$ aplay -q ~/Public/hallelujah.wav
$ aplay -q ~/Public/funeral.wav

2) Get the return code of a command

Bash has a variable « ? » that stores the return code of the last executed command. After running something, you can try:

$ echo $?
0

If it returns 0, it means that everything went well (no errors). Otherwise, the value is supposed to help you to understand what the problem was using the command’s documentation (it is often -1, 1, 2 …).
So we can store this value and then test it to play the right sound. (We need to store it, because our bash code will also modify the « ? » variable).

LAST=$?;
if [ $LAST -eq 0 ]; 
    then aplay -q ~/Public/hallelujah.wav; 
    else aplay -q ~/Public/funebre.wav; 
fi;

3) Set it permanently

We need to add the previous code to the $PROMPT_COMMAND variable, which contains the instructions executed after a command to restore a command prompt (like displaying $PS1, etc…).

PROMPT_COMMAND='LAST=$?; if [ $LAST -eq 0 ]; then aplay -q ~/Public/hallelujah.wav; else aplay -q ~/Public/funebre.wav; fi'

To get a permanent effect everytime you open a terminal, edit your .bashrc file (nano ~/.bashrc) and add the line at the end.
Note that on some terminals, the PROMPT_COMMAND is overwritten by /etc/profile.d/vte.sh. I partially solved the problem by editing /etc/profile.d/vte.sh and commenting the line that sets PROMPT_COMMAND.


4) Restrict it to very-long command only

As it is annoying to play 15 seconds of sound at every cd and ls, we need to restrict the execution to long commands.
To measure the running time of a command we need to compute the difference between the time when it started and the time when it exited.
We get the current time this way (number of seconds since January the first 1970):

$ printf "%(%s)T" -1
1557489306

We can store the result of printf into a variable with printf -v:

printf -v __timer_start "%(%s)T" -1
printf -v __timer_stop "%(%s)T" -1

We already know how to execute it at the end of a command, it’s using PROMPT_COMMAND. We will add the second line into it.
To execute a command when another command starts, we will use the trap DEBUG linux command:

$ trap 'something to execute' DEBUG

We can use it to execute something at the begining of every command.

Then, we will store the difference between __timer_start and __timer_stop into a variable __timer (using printf -v again), which we will test to know if we should play a sound or not (example : if [ $__timer -gt 10 ] for ten seconds threshold).


5) All together

Modify your .bashrc to include the two following lines (the trap, and the PROMPT_COMMAND definition):

trap '[ -v __timer_start ] || TZ=UTC printf -v __timer_start "%(%s)T" -1' DEBUG

PROMPT_COMMAND='LAST=$?; TZ=UTC printf -v __timer_stop "%(%s)T" -1; TZ=UTC printf -v __timer $((__timer_stop - __timer_start)); if [ $__timer -gt 10 ]; then if [ $LAST -eq 0 ]; then aplay -q ~/Public/hallelujah.wav; else aplay -q ~/Public/funeral.wav; fi; fi; unset __timer_start'

To make it work, you need to unset the $__timer_start variable at the very end.
The TZ=UTC are only used to define the time-zone (not so useful).

Here it is !
Open a terminal.

persalteas@persalstation[~]$ ls
Data       labo           logo_univ.png   Modèles   Release.key  signature.png  Téléchargements    Bureau    Documents    Libraries      mcfold.htm      Projects    Public    Seafile      Software    Zotero
persalteas@persalstation[~]$ sleep 11
persalteas@persalstation[~]$ sleep 11; ls aiefv
ls: impossible d'accéder à 'aiefv': Aucun fichier ou dossier de ce type

The first command (ls) plays nothing. The second (sleep 11) takes 11 seconds and plays Hallelujah. The last (sleep 11; ls aiefv) takes 11 seconds, fails, and plays the Funeral March.

Enjoy !

Sur *chomp* la *chomp* gourmandise *gloups* boulimique

Parmi la célèbre liste des 7 péchés « capitaux » (on peut comprendre « capital » dans le sens « élémentaire », parce qu’on peut ensuite les combiner pour en crafter de nouveaux, ou dans le sens « mortels », parce que ce seraient ceux qui nous éloignent de Dieu, mais du coup je vois plus bien la différence avec les non-capitaux, go creuser ça plus tard) se trouve la gourmandise.

Intuitivement, on peut penser que la gourmandise est un péché parce que grossir c’est mal: ça détruit ce « temple » que Dieu t’a donné et dont tu es censé prendre soin un peu mieux qu’en y accumulant du cholestérol (coucou Papa, si tu me lis).
Il est pourtant communément admis que c’est un sens plus large de la gourmandise qui est condamné : la gourmandise, c’est se laisser tenter par ce petit quelque chose dont on n’a pas besoin, mais « rho, allez, juste un », et autres « il faut bien se faire plaisir, j’ai le droit aussi ». Le petit quelque chose menant à un quelque chose un peu plus grand, qui nous permet ensuite de s’autoriser le gros machin (« Boh, allez, maintenant qu’on en est là… »), la gourmandise du début est en fait la porte d’entrée de toute tentation à toute échelle que ce soit et elle rend possible la création d’instances des autres péchés.

Bon. Qui a raison ? Les deux ? Bien sur, on en sait rien : qui a déterminé la liste des péchés déjà ? Dieu ? L’homme ? L’homme, inspiré par Dieu ? Des tas de gens très bien que je n’ai pas lus ont surement écrit dessus, mais je parie que 78% du milliard de chrétiens n’en a pas connaissance et mange quand même des chips.

Et sur la boulimie alors ?

Moi, quand je dois débugguer un code particulièrement repoussant, ou résoudre une équation différentielle, je mange des bonbons. C’est stylé dit comme ça, mais des fois, c’est juste quand je dois ranger chez moi. En fait, je mange du sucre en prévention d’un effort intellectuel que je ne me sens pas capable de fournir sur le coup. Et ça marche. Alors, bien sur:

  • Il y a certes une augmentation réelle de la glycémie qui permet à mon cerveau de fonctionner mieux. Mais, étant doté d’un corps avec une insuline pas trop mal foutue (les diabétiques ne peuvent pas s’en vanter), cette augmentation a une limite.
  • Il y a l’effet placebo, probablement très efficace : je crois que c’est utile de manger du sucre, donc je me mets à réfléchir.

Alors, péché ou pas péché ? Ma conclusion est la suivante : ce n’est pas de la gourmandise. Je m’explique : quand je m’observe dans mon état végétatif de larve en cours de fusion avec une couette et deux oreillers, je ne me semble pas correspondre au plan que Dieu veut pour moi.
Donc il me parait bien (c.a.d. plus en accord avec ces plans) de fournir à mon corps l’énergie nécessaire pour, euh, porter du fruit, où et de quelque façon que ce soit.

Le péché n’est donc pas de la gourmandise, mais plutôt de la paresse d’étudier la composition de mes repas afin de me maintenir une glycémie élevée qui dure dans le temps.
[Note du diététicien : augmente les féculents, abruti, c’est pas un péché]

Éléments de défense intellectuelle face à une accusation féministe abusive

Pêle-mêle, une liste d’arguments qu’il peut être utile de considérer lorsque l’une des accusations féministes listées vous est balancée à tort.
Attention, la pertinence de l’accusation, comme celle du contre-argument, dépend évidemment du contexte. Il n’existe pas sur cette page de vérité absolue, sauf mention contraire.

Pour éviter des débats sans fin en commentaire, je les ai désactivés. Envoyez vos remarques argumentées et lettres d’insultes par email, en sachant qu’il y a un risque que je les publie.


« Les femmes sont forcées par les hommes à se faire belles, s’épiler, se maquiller, et prendre soin d’elles. »

Source: tout média à buzz du 21ème siècle, exemple

Bien que cela puisse être le cas dans certains couple à l’homme particulièrement exigeant, considérons aussi que souvent:

  • une femme s’impose la coquetterie par elle même, par envie de plaire à (voir séduire) un homme ou un groupe, par peur d’être exclue voire rejetée par lui. (Rejetée parce qu’elle n’arrive plus à lui plaire, pas parce qu’elle n’aurait pas respecté une contrainte qu’il impose, j’entends.) Solution: Découvrez vous (ou créez vous) d’autres talents que le physique et apprenez à les mettre en avant.
  • certaines femmes s’imposent la coquetterie par jalousie d’une ou plusieurs autres femmes. Solution: Cessez de vous comparer aux autres. Sachez et développez ce qui vous donne de la valeur à vous personnellement. Si vous ne trouvez rien, battez vous pour qu’il y ait quelque chose.
  • il arrive régulièrement qu’une femme aie une impression d’exigence de la part d’un homme, alors qu’en fait non, il n’exige rien. Solution: Arrêtez de vous faire belle, tout simplement, il y a de grandes chance pour que rien ne change dans votre vie. Si quelque chose change, identifiez la cause, et résolvez là (cf deux points précédents).

Notez bien que ces conseils sont évidemment facultatifs : personne n’a dit que c’était « mal » de prendre soin de soi. Vous avez le droit de vous forcer à être belle, cessez juste de rejeter l’obligation sur le patriarcat et les méchants hommes, il y a d’autres causes indépendantes d’eux.

Je n’exige pas de ma petite-amie qu’elle se coiffe, se maquille, ou s’épile : elle a suffisamment d’esprit pour me plaire autrement ! Evidemment, j’apprécie quand même qu’elle le fasse : il s’agit là d’une attention de sa part, ça n’a rien à voir avec la forcer. J’ai peut être pu par le passé demander à des filles d’être belles une fois ou deux, mais plus par curiosité que par « exigence vis à vis de mon honorable personne ».

Si un homme menace de vous quitter parce que vous n’êtes pas assez belle pour lui, je vous invite à requestionner rationnellement les raisons qui vous poussent à rester ensemble. En général, partez, et vous verrez que le patriarcat ne vous retiendra pas.


« Dans une société patriarcale ou c’est les hommes qui décident, c’est difficile de se faire entendre quand t’es une femme »

Oui, mais. La remarque est vraie, le problème vient du fait que souvent l’auteur(e) de la remarque pense que notre 21ème siècle en France est une société patriarcale. Et c’est ce point là qui est très discutable.

  • Oui, défendre son avis est difficile quand on est une femme face à une armée d’hommes (comme l’inverse d’ailleurs, mais ce n’est pas le sujet). La remarque est donc pertinente dans une réunion d’ingénieurs, ou face à une hiérarchie (encore) majoritairement composée d’hommes.
  • Par contre, c’est faux dans les métiers ou les femmes sont maintenant bien représentées. C’est faux dans la sphère artistique. C’est faux en politique et dans l’administration publique, ou la parité est même devenue la seule raison justifiant la montée en grade de certaines femmes.
  • C’est également faux dans la sphère médiatique, ou si vous avez quelque chose à dire, vous serez écoutée si et seulement si ça peut faire le buzz, indépendamment de votre genre (n’assimilez pas toute les difficultés à de la discrimination liée au genre). Vous avez donc beaucoup plus de facilité à vous exprimer pour dire un truc féministe qu’un homme pour dire un truc conservateur.
  • En 2019 (année de rédaction), mais même depuis 2010, les gens défendant le modèle patriarcal (La famille unie avec père chef de famille, responsable de l’apport financier et responsable du comportement de ses membres) sont devenus minoritaires, en particulier dans les milieux intellectuels. Donc se plaindre en 2019 que « la société patriarcale c’est dur pour une femme« , c’est de la malhonnêteté intellectuelle : personne ne défend votre discrimination et nombreux sont ceux qui essaient de vous aider.
    Il y a aussi ceux qui disent « une minorité c’est encore trop, il faut éradiquer cette idée jusqu’à zéro » : ça s’appelle être extrémiste dans son idéologie. Qui êtes vous pour que votre avis personnel vaille plus que les autres ? La majorité a-t-elle toujours raison ? Une minorité a le droit de penser, elle n’a pas d’influence gigantesque sur la société, et le combat est fini depuis bientôt 10 ans maintenant.

« Il y a un plafond de verre qui empêche les femmes d’accéder à des postes à haute responsabilité. »

Il est nécessaire de comprendre comment font les hommes pour se retrouver dans des postes à responsabilité. Plusieurs cas se présentent:

  • Un homme fonde une société, et en prend la tête.
    Je constate une présence féminine d’anecdotique à nulle dans les associations techniques et scientifiques que j’ai pu croiser en école d’ingénieur et à l’université, en particulier dans les milieux liés à l’informatique, pourtant propices aux idées de start-ups. Il y a très peu de filles nerds. Désolé pour le jugement de valeur, mais avec cette donnée, j’infère que beaucoup de femmes n’ont pas l’envie (ou pas la force) de s’investir pour un projet pendant leurs études (ce qui implique de transpirer et de se battre, de travailler les soirs et la nuit en plus des études au lieu de sortir avec les copains). Elles sortent donc diplômées mais sans cette expérience. Evidemment, cela favorise les hommes qui l’ont, par rapport aux femmes, comme par rapport à tous ceux qui n’ont pas essayé de travailler par passion sur un projet technique. Il ne s’agit pas de discrimination. Solution: Passionnez vous pour quelque chose, d’utile si possible. Trouvez vous une bonne idée, soyez entrepreneuse, et fondez votre société. Ou sachez valoriser vos expériences personnelles de transpiration sur des projets. C’est comme ça qu’on accède à un poste.
  • Un homme vole une idée et la lance à la place de son auteur(e).
    On entend souvent que les hommes volent les idées des femmes pour en récupérer le mérite. Si ça a pu se vérifier dans certains cas restés célèbres (Franklin pour ne citer qu’elle), il est important de comprendre que les hommes volent les idées de tout le monde, pas que des femmes. D’ailleurs, tout le monde vole les idées de tout le monde. En général, être celui qui finit à la tête du business relève 1) de la chance 2) de la combativité. Il faut juste vous défendre un peu plus dans le milieu entrepreneurial, qui est un monde de loups, comme les hommes doivent le faire aussi.
    Il est vrai qu’avec des taux de testostérone plus élevés, les hommes sont peut-être avantagés ici. Solution: Exacerbez votre autorité et votre combativité. Cessez de douter de vous, n’attendez pas avant de vous lancer que quelqu’un vous pique vos idées. Sachez aussi vous méfier de vos amis intelligents et pas forcément si bien intentionnés. Il est amusant de constater que ce conseil est gender-free : il marche aussi pour les hommes mous, qui eux aussi se sont aussi fait piquer pas mal d’idées.
  • Un homme est élu pour diriger/présider.
    Sauf biais patriarcal resté chez quelques électeurs (en 2019, ils ne sont PLUS la majorité, je suis désolé), il n’y a pas de raison que vous soyez pénalisée en tant que femme si vous ne doutez pas de vous et que vous montrez aussi bien votre compétence que vos adversaires. Solution: travaillez votre confiance en vous, ne doutez pas, et sachez prendre des risques. Ne cherchez pas à faire campagne par la séduction (on les connait les photos anormalement joviales sur les CV), ça vous décrédibiliserait. Votre pire ennemi, c’est votre propre syndrome de l’imposteur.

« Oui mais une femme a forcément plus de mal à s’investir à fond dans son travail, en général, elle doit s’occuper de la maison et des enfants le soir en rentrant ! »

C’est une excuse. Mauvaise qui plus est. Toute personne rationnelle doit savoir organiser son temps et faire des croix sur ce qui déborde. Une femme (comme un homme) qui souhaite s’investir dans son travail doit se prévoir du temps pour ça dans l’emploi du temps. Solution: Sachez estimer vos capacités et sachez faire des choix. (Et évidemment, sachez communiquer efficacement avec votre conjoint)

  • Votre organisation de couple sur les taches ménagères et l’éducation des enfants est à définir avant de vous lancer, homme comme femme.
  • Ne voulez pas tout en même temps : il est mathématiquement impossible d’avoir des enfants + un grand logement propre et rangé + deux parents très occupés. Il faut faire un choix.
    Si madame veut un poste élevé, monsieur peut renoncer. Ou l’inverse. Ou choisir un logement qui demande peu d’entretien. Ou ne pas avoir d’enfants.

J’entends souvent que « maintenant qu’on les a, les enfants, le mari occupé, et la grosse maison, y’a plus vraiment le choix. »
C’est vrai. D’où l’importance de réfléchir, se former, lire des bouquins, et se poser ces questions là entre 15 et 20 ans. Je suis choqué du nombre de jeunes que je croise (encore une fois, en particulier les filles, désolé) qui se laissent vivre sur ces questions. Les réponses tomberont toutes seules oui, mais uniquement le jour ou vous n’aurez plus le choix.


« Les hommes sont des obsédés qui n’ont qu’une chose en tête. Impossible de rencontrer quelqu’un qui me respecte ! »

Souvent, une femme qui fait cette remarque a été blessée par une succession de plusieurs mauvaises expériences lors de (premières) rencontres avec des hommes, qui ne se prêtent pas assez au jeu de la séduction.

Il est important de se souvenir que nous sommes biaisés dans nos rencontres, y compris amoureuses (ou éventuellement purement sexuelles): nous ne testons que les personnes que nous fréquentons.

  • Il faut se souvenir que « qui se ressemble s’assemble ». Les hommes intelligents, cultivés, raffinés, qui ont de la conversation, de l’humour, et du génie existent. Ils rodent dans le milieu social des gens intelligents, cultivés, et géniaux. Si tu n’en rencontre pas, peut être que c’est parce que toi, tu ne fréquentes pas ce milieu. Ils ne chassent pas forcément sur les mêmes territoires que toi.
  • Les hommes de valeur sont rares, ils ont donc de nombreuses propositions, et ils ne viendront pas te chercher dans ton canapé devant Netflix.
  • Encore faut-il les intéresser. Même en fréquentant le même milieu social, si tu es vulgaire et stupide, ils ne te regarderont pas (note que je n’ai pas dit « moche », ce n’est PAS le critère pertinent). Pense à élever ta valeur intrinsèque pour leur correspondre, ou résigne toi à te satisfaire des beaufs-de-base-qui-veulent-baiser.
  • Cas particulier: les femmes très attirantes physiquement, qui sont trop souvent repérées et marquées comme cibles-à-déshabiller même par des gars bien, parce que la curiosité les y pousse (bien plus que la libido de base). Solution: Soyez consciente de votre valeur physique, et travaillez aussi vos autres valeurs pour vous attaquer à des gars encore mieux. Vous avez le potentiel d’être l’élite, la femme douée sur tous les plans y compris celui qu’on ne choisit pas (le physique), vous devriez tenter d’y arriver.

Catalogue de fiches – CPGE TB

Boite et jaquette du CD-ROM de fiches TB lors de sa vente en 2015.En 2015, je préparais le concours A TB pour entrer en école d’agronomie/vétérinaire/de biotechnologies. Et en une semaine, je me rendais compte que la collection de fiches soigneusement réalisée pendant deux ans allait se retrouver dans un carton et ne plus jamais servir.

Pour éviter cela, j’ai édité un CD-ROM de fiches TB, que j’ai vendu à la promo suivante, avec 100% de retours positifs (les non-satisfaits n’ayant pas donné de retour, probablement).
Depuis, ils se le sont refilés entre eux, et je ne prends plus la peine de le vendre, alors appliquons un peu les beaux principes d’open-science qui me sont chers:

https://fichestb.becquey.info

Je publie une révision mineure du CD-ROM de fiches, qui sera accessible en ligne à l’adresse ci-dessus !

Contenu du site :

    • Des fiches pour chaque cours de chaque matière (voir la liste des fiches) englobant l’intégralité du programme pour le concours A-TB 2015, à l’exception des chapitres suivants que je n’ai pas eu le temps de faire:
      • Echanges membranaires
      • Potentiels de membrane
      • La Cellule bactérienne

      Certains peuvent également être incomplets (Les cellules, des unités structurales et fonctionnelles) ou pas assez à votre goût, et je m’en excuse.

    • Un moteur de recherche par mot-clé qui vous permettra de retrouver rapidement la définition ou les différentes occurrences d’un terme dans les différentes matières.
    • Un lexique moléculaire des substances du vivant:
    • Il vous permettra de retrouver la définition et le(s) rôle(s) d’une molécule dont vous ne vous souvenez plus.
    • Une rubrique d’aide pour vous aider à comprendre mes notes, avec notamment les abréviations écrites que j’utilise.

Ces fiches contiennent TOUT. Ou en tout cas, le maximum de détails que j’ai pu y mettre. Quand il y avait besoin de gagner de la place, j’ai plutôt sacrifié les choses évidentes dont on sait se souvenir même sans fiches.
Vous ne trouverez donc pas dans les fiches des rappels des choses simples, ou peu.

L’objectif était d’avoir une vue d’ensemble de chaque chapitre (plan très apparent), et le maximum de détails techniques, qui vous distingueront de la masse.

Ce pack de fiches ne peut pas remplacer vos cours, mais il peut:

  • Vous donner des plans tout prêts pour préparer une kholle,
  • Vous permettre de survoler un cours en dix minutes pour réviser l’essentiel,
  • Vous permettre de retrouver dans quel(s) cours on parle de tel ou tel mot avec grâce au moteur de recherche
  • Retrouver la définition d’un terme de vocabulaire grâce au GROS lexique
  • Vous permettre de connaître l’intégralité quasi-exclusive du programme de prépa avant même que les profs commencent le cours, et donc de prendre de l’avance sur les autres

Les scans et photographies de fiches sont en Full-HD zoomables à lisibilité améliorée sur PC, tablettes, et smartphones (et TI-Nspire).
Comprend le programme de cours de Maths, Physique, Chimie, Informatique, SVT, Biotechno, Géographie, et certains TP.

Il y a aussi certains des PDF réalisés pour la classe entière et dont je ne suis pas (toujours) l’auteur.

Faites en bon usage & enjoy,

Persalteas