« Don’t Look Up » sur Netflix – Critique à chaud

« Don’t look up » : Je suis fortement déçu, un concentré de tout ce qui peut être nul dans un film. A éviter !


Il n’a rien ni d’un film à suspense, ni d’une critique de la situation de déni climatique mondiale, ni d’une réflexion géopolitique, ni d’une réflexion sur les limites de la démocratie en situation de crise, ni même sur la méthode scientifique et les fake news.

Quelque soit le sujet où l’on pouvait l’attendre, aucun n’est traité correctement.

[spoilers dans la suite]

Le film peut éventuellement vous paraitre amusant si vous trouvez ça rigolo de caricaturer la classe populaire américaine comme électeurs-de-Trump-complotistes-et-débiles et sa dépendance aveugle à la télé et aux GAFAM, dont la présidente tournée en ridicule tout le film finit nue bouffée par un alien, m’enfin c’est vraiment niveau zéro comme réflexion.

De nombreuses choses ne collent pas avec ce qui se passerait en vrai dans une situation apocalyptique, ce qui fait que le film ne peut pas être une « critique de la situation actuelle de déni climatique » : Non, la fin du monde ne sera pas prophétisée par un unique Didier Raoult, seul chercheur à avoir vu les preuves. Non, les centaines de pays n’abandonneront pas la gestion du problème aux USA parce que finalement c’est les seuls civilisés sur cette planète. Non, un président des USA ne sera pas à ce point à la botte d’un GAFAM (que des lobbies existent je veux bien, mais d’ici à privatiser à un seul acteur privé la gestion d’un problème de météorite fonçant sur la Terre sans droit de regard de l’extérieur… c’est tellement gros que même dans le monde réel ça n’arriverait jamais).

Spoiler de la fin : le film semble vouloir conclure sur un « tout est bien qui finit bien » parce qu’on prie en famille et on dine ensemble en paix avant de tous mourir ! Super. Au pire, un film qui défend l’idée que la mort viendra de toutes façons et qu’il faut vivre sereinement en attendant, pourquoi pas, ce serait bien original de faire autant d’audience avec ce thème en période de Covid. Mais en fait non, ça ne peut pas coller, puisque le reste du film est une critique moqueuse assumée des covid-sceptiques (au moins autant que des climato-sceptiques). On dirait qu’ils avaient envie de tourner en dérision la droite sceptique américaine… mais en finissant sur une prière en famille pour paraitre gentil ? Wtf !

Et puis y’en à marre de Di-Caprio qui film après film (Gatsby le Magnifique, le Loup de Wall-Street, Le Revenant) enchaine les rôles supposés flatter l’attractivité de sa personne (cette fois c’est « l’astronome sexy », voyez vous), dans une tentative à peine dissimulée de générer l’apparition de groupies (si possible sexuellement disponibles) à la sortie du film. Mec, si tu veux une belle personnalité, essaie de jouer un rôle humble avec de la grandeur d’âme un jour, non ?

Je reproche donc :
– un manque de réflexion (on se moque de ce qui ne marche pas, mais on ne montre pas d’idée qui pourrait marcher)
– une inconsistance dans ce que le film propose comme « la bonne solution », on n’arrive pas à savoir si ça finit bien ou mal en somme,
– un acteur célèbre qui s’enfonce toujours plus profond dans la médiocrité.

Bref, F-tier.

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