Sur *chomp* la *chomp* gourmandise *gloups* boulimique

Parmi la célèbre liste des 7 péchés « capitaux » (on peut comprendre « capital » dans le sens « élémentaire », parce qu’on peut ensuite les combiner pour en crafter de nouveaux, ou dans le sens « mortels », parce que ce seraient ceux qui nous éloignent de Dieu, mais du coup je vois plus bien la différence avec les non-capitaux, go creuser ça plus tard) se trouve la gourmandise.

Intuitivement, on peut penser que la gourmandise est un péché parce que grossir c’est mal: ça détruit ce « temple » que Dieu t’a donné et dont tu es censé prendre soin un peu mieux qu’en y accumulant du cholestérol (coucou Papa, si tu me lis).
Il est pourtant communément admis que c’est un sens plus large de la gourmandise qui est condamné : la gourmandise, c’est se laisser tenter par ce petit quelque chose dont on n’a pas besoin, mais « rho, allez, juste un », et autres « il faut bien se faire plaisir, j’ai le droit aussi ». Le petit quelque chose menant à un quelque chose un peu plus grand, qui nous permet ensuite de s’autoriser le gros machin (« Boh, allez, maintenant qu’on en est là… »), la gourmandise du début est en fait la porte d’entrée de toute tentation à toute échelle que ce soit et elle rend possible la création d’instances des autres péchés.

Bon. Qui a raison ? Les deux ? Bien sur, on en sait rien : qui a déterminé la liste des péchés déjà ? Dieu ? L’homme ? L’homme, inspiré par Dieu ? Des tas de gens très bien que je n’ai pas lus ont surement écrit dessus, mais je parie que 78% du milliard de chrétiens n’en a pas connaissance et mange quand même des chips.

Et sur la boulimie alors ?

Moi, quand je dois débugguer un code particulièrement repoussant, ou résoudre une équation différentielle, je mange des bonbons. C’est stylé dit comme ça, mais des fois, c’est juste quand je dois ranger chez moi. En fait, je mange du sucre en prévention d’un effort intellectuel que je ne me sens pas capable de fournir sur le coup. Et ça marche. Alors, bien sur:

  • Il y a certes une augmentation réelle de la glycémie qui permet à mon cerveau de fonctionner mieux. Mais, étant doté d’un corps avec une insuline pas trop mal foutue (les diabétiques ne peuvent pas s’en vanter), cette augmentation a une limite.
  • Il y a l’effet placebo, probablement très efficace : je crois que c’est utile de manger du sucre, donc je me mets à réfléchir.

Alors, péché ou pas péché ? Ma conclusion est la suivante : ce n’est pas de la gourmandise. Je m’explique : quand je m’observe dans mon état végétatif de larve en cours de fusion avec une couette et deux oreillers, je ne me semble pas correspondre au plan que Dieu veut pour moi.
Donc il me parait bien (c.a.d. plus en accord avec ces plans) de fournir à mon corps l’énergie nécessaire pour, euh, porter du fruit, où et de quelque façon que ce soit.

Le péché n’est donc pas de la gourmandise, mais plutôt de la paresse d’étudier la composition de mes repas afin de me maintenir une glycémie élevée qui dure dans le temps.
[Note du diététicien : augmente les féculents, abruti, c’est pas un péché]

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